Point au 17 janvier 2024

Au vu des dernièrs développements , voici les conclusions que nous en tirons actuellement :

  • Géopolitique :
  • a) élection d’un président indépendantiste à Taïwan : possibilités de regain de tensions entre la Chine et Taïwan ; bien que la situation dure depuis des décennies, rien ne dit que cela ne pourrait pas déboucher sur une tentative d’invasion avec un risque de conflagration plus étendue (USA-Japon-Australie)
  • b) les primaires républicaines ont débuté avec une victoire écrasante de Donald Trump ; bien que les conditions hivernales extrêmes (températures sous -20° c) puissent avoir influé sur la participation, son avance de 30% sur le 2éme est incontestable . Une éventuelle investiture républicaine lui permettrait de briguer un 2ème mandat (à condition que ses déboires judiciaires ne le rendent pas inéligible) face à Joe Biden, contre qui il est actuellement favori dans les sondages.

Conséquences potentielles  :

1) le secteur de la technologie est hyper dépendant à l’industrie des puces, en énorme partie fabriquées à Taïwan ; la Chine contrôle une écrasante majorité de la transformation et du raffinage des métaux critiques pour cette industrie. Des disruptions, suite à une invasion/guerre/blocage de Taïwan mettraient tout le secteur à genoux, ainsi qu’une bonne partie de l’économie mondiale.

2) Donald Trump à la présidence des USA signifie un renforcement, pour ne pas dire plus, des tensions avec la Chine et l’arrêt supposé de l’aide américaine à l’Ukraine, qui pourrait perdre la guerre face à la Russie. Les scénarios de la Suède, de la Grande-Bretagne et de l’Allemagne sur une future guerre en Europe, même s’ils ne sont que des études sur de potentiels développements révèlent l’inquiétude des états-majors. Même improbable (cependant la guerre Russie-Ukraine l’était aussi), une guerre directe OTAN-Russie serait cataclysmique pour les bourses mondiales, c’est un risque qui n’est actuellement pas évalué par le marché.

  • économie
  • a) les risques de résurgence de l’inflation sont majeurs : non seulement l’effet de base a disparu), mais les tensions au moyen-Orient peuvent faire redémarrer le prix du pétrole. Par contre une récession ferait chuter la consommation des ressources de base, hors agriculture, notamment les métaux. Les dernières statistiques d’inflation sont en hausse (USA, Allemagne, Royaume-Uni)
  • b) l’émergence de nations voulant s’affranchir de la domination occidentale (BRICS élargis/sud global) en dédollarisant leurs échanges
  • c) Chine : la population en déclin pour la 2ème année consécutive, les exportations ont connu en 2023 leur 1er recul depuis 7 ans, la croissance économique est au plus bas depuis 30 ans, la crise immobilière et le chômage des jeunes sont toujours présents
  • d) si l’économie US apparaît comme résiliente, l’Europe pourrait connaître une récession technique

Il nous semble opportun de réduire encore le risque et d’accroître la diversification.

Nous allons réduire notre exposition aux trackers pour aller vers des entreprises choisies individuellement, afin d’affiner l’allocation des investissements.

Côté actions : nous pensons nous déplacer sectoriellement vers des entreprises plus essentielles (consommation non cyclique, soins de santé, énergie) en diminuant la part de la technologie, dont les rapports cours/bénéfices sont extrêmement élevés. Nous allons nous concentrer sur des entreprises occidentales avec des positions fortes.

Côté obligations : tout en gardant un rendement supérieur au marché, nous pensons diversifier les émetteurs et les échéances, ainsi que les monnaies.


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