Suite aux événements dramatiques au Moyen-Orient de ce week-end, on aurait pu croire que les recettes classiques fonctionnent toujours : en effet, lors de tensions géopolitiques majeures, les valeurs refuges utilisées par les investisseurs et les traders sont bien connues : l’or, le dollar, souvent le yen et en général, les obligations gouvernementales (sauf souvent, celles des pays concernés). S’y ajoutent, en cas de guerre, les valeurs actives dans le secteur de la défense, voire le pétrole si des pays producteurs sont impliqués ou si l’offre peut être restreinte. Pour être plus généraliste, on pourra dire « tout investissement, qui peut profiter des changements soudains provoqués par l’événement ». On l’a particulièrement vu lors du début de la guerre en Ukraine où les types d’investissements cités dans le paragraphe précédent ont fortement réagi positivement.
Par contre, ce lundi , après une réaction épidermique les choses se sont calmées.
Le contexte est différent
- à part si le conflit dégénérait et s’étendait, aucun producteur majeur de pétrole n’est impliqué directement L’Iran pour l’instant nie sa participation, et il est trop tôt pour savoir si Israël va effectuer des frappes en direction de ce pays
- les Etats-Unis ont bien déplacé un groupe aéronaval, réaffirmé leur soutien, mais ont catégoriquement rejeté l’idée d’envoyer des troupes au sol
- la faiblesse économique mondiale actuelle, avec des ralentissements presque partout (le FMI vient d’abaisser ses prévisions sauf aux USA) ne constitue pas un moteur pour le pétrole
- le poids économique de la zone concernée est minime. Cependant, il ne faut pas oublier que le risque d’embrasement est bien réel, les répercussions pourraient être mondiales, avec un effet papillon/dominos.
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